Stratégie systémique

Comme la prose pour monsieur Jourdain, la stratégie de développement est naturelle pour les « top managers ». Cependant, et au vu de l’importance de la chose, nous pensons qu’il faut mettre en place une méthode rigoureuse pour éviter les pièges.

la première question qui vient a l’esprit est de déterminer QUI participe et décide de la stratégie. Dans l’approche théorique de l’entreprise par projet, il est classique d’aborder l’entreprise et les questions de gouvernance et définissant trois groupes d’acteurs: l’ Institution Financière (actionnaires, administrateurs), le Pouvoir Managérial (directoire, et tous les décideurs de rang 2), et l’Entreprise Réelle (l’ensemble des autres intervenants, internes ou externes). Suivant le type de gouvernance de l’entreprise et le type de management, la définition de la stratégie sera plus ou moins concentrée, mais dans la pratique on la voit le plus souvent aux mains du Pouvoir Managérial. On notera que dans le cas des entreprises patrimoniales (auxquelles nous consacrons nos efforts), l’Institution Financière et le Pouvoir Managérial sont souvent entre les mains des mêmes personnes. Cette solution a la qualité de permettre une plus grande réactivité, mais elle entraine souvent un rétrécissement des options.

On observe souvent dans notre culture un management de type Haut/Bas alors que les entreprises Japonaises que l’on vante régulièrement, ont un management Bas/Haut qui permet la remontée d’idées, de solutions et qui est considéré comme un facteur important dans les capacités d’innovation.

Notre première mission sera donc de vous accompagner pour délimiter le périmètre de QUI doit participer à la stratégie de l’entreprise.

Ensuite nous évaluerons avec vous le type d’approche que vous souhaitez avoir et qui soit compatible avec l’ensemble des parties prenantes. Plusieurs solutions sont possibles, mais nous devrons prendre position sur une approche soit analytique (raisonnement logico-déductif), soit systémique basé sur les travaux d’Egard Morin, J.L Le Moigne, et bien d’autres, qui sont a notre sens indispensable pour prendre en compte la diversité (nous ne dirons pas complexité, terme qui demande plus d’explications) de l’entreprise, du monde dans lequel elle évolue et les attentes sociologiques qui ne peuvent plus être méconnues.