externaliser ou pas ?

Make or buy 

Prendre la décision d’externaliser ou non se heurte à de nombreux obstacles: enjeux idéologiques, objectivité des comparaisons, bouleversement de l’organisation interne…

Faire ou ne pas faire, telle est la question… Une question qui n’est peut-être pas encore assez prise au sérieux dans les entreprises. En effet, la réponse se résume souvent à la dimension économique: si on peut faire aussi bien ailleurs mais pour moins cher, allons-y! Pourtant, la problématique du make or buy englobe de nombreux aspects: économiques, certes, mais également stratégiques, sociaux, d’image… Elle ne peut en aucun cas être balayée d’une simple considération financière. 
Cela doit passer par une méthodologie rigoureuse, faisant intervenir l’ensemble des directions de l’entreprise et validée par la direction générale. 

Améliorer l’un des trois piliers: qualité, coût, délai 

Avant toute chose, il est nécessaire de se poser la question suivante: pourquoi souhaiter externaliser une activité de l’entreprise? La réponse ne peut pas – et ne doit pas – être uniquement économique.

Elle doit être avant tout associée a la performance: on externaliserait des tâches pour bénéficier d’une expertise extérieure à l’entreprise. « La question du make or buy se pose quand l’entreprise souhaite améliorer l’un des trois piliers: qualité, coût ou délai, À chaque fois, on cherche à récupérer la valeur ajoutée que peut apporter un prestataire. » 

Une valeur ajoutée qui peut être économique – le prestataire propose de le faire pour moins cher – ou technique – le prestataire dispose de compétences qu’on n’a pas en interne. L’objectif étant au final de proposer un produit de meilleure qualité au client, ou moins cher, ou plus innovant, ou disponible plus rapidement, ou d’offrir un meilleur SAV… Pour répondre à la stratégie globale de l’entreprise, cette décision de faire ou faire faire doit donc être stratégique et émaner de la direction générale. 

Un coeur de métier difficile à définir 

Qui a tort, qui a raison? Personne! Cela dépend de la stratégie de l’entreprise. « Il ne faut pas copier systématiquement ce que font les voisins mais se poser la question de son cas particulier: quel est mon métier, qu’est-ce qui fait ma différence? ». Ainsi, la question de l’externalisation dépasse la notion de coeur de métier: certaines fonctions peuvent être conservées à l’intérieur de l’entreprise parce qu’elles apportent une valeur ajoutée en étant réalisées en interne. Ou au contraire être externalisées pour accéder à davantage d’innovation. Pour déterminer ce qu’il peut être envisageable d’externaliser, le CPO peut adopter une méthodologie structurée. « Il faut se poser la question de ce qu’il est essentiel de conserver, de maîtriser pour avoir un avantage compétitif sur l’ensemble de la chaîne de valeur.