Audit de l’existant, un préalable incontournable

L’audit de l’existant, un préalable incontournable

Avant tout projet il faut faire trésor de toutes les ressources dont dispose l’entreprise, soit par ses expériences, soit par le potentiel de ses personnels, soit par ses spécificités de production, c’est le but de l’audit généraliste.
Cette partie, qui permet au consultant de prendre le pouls de l’entreprise, est nécessaire pour qu’il puisse à chaque moment écarter des solutions inadaptées et se concentrer sur ce qui sera faisable dans de bonnes conditions.
Comme tout audit, il est possible qu’un intervenant extérieur « voie » ou « entende » des choses qui n’apparaissent pas à la direction en place. Le statut de consultant externe, avec le respect de la confidentialité, permet aux cadres et dirigeants de s’exprimer de façon plus spontanée.

Les motivations

Stratégie d’entreprise : nous devons dans un premier temps comprendre la stratégie d’entreprise pour réaliser quelle est la part que l’international doit jouer à court, moyen (et si possible) long terme. En définissant des priorités et des cadres de valeur, il sera possible de bâtir un projet à la fois ambitieux et réaliste. L’audit permettra de vérifier l’adéquation entre le déclaratif et le réel.
L’encadrement : deux objectifs, repérer ceux qui sont favorables et désireux de participer, qui ont une compétence et une expérience, et établir une carte de « disponibilités ».

Le personnel : il est probable que l’ouverture à de nouveaux marchés entraînera des modifications au sein même de l’entreprise, tant au niveau administratif que productif. Or l’entreprise ne fonctionne que si les personnels  sont convaincus et bien disposés. On doit donc, par le biais de l’audit, constater la bienveillance du personnel et, au besoin, faire une action de motivation. Un audit généraliste inclut un audit des ressources humaines. nous nous plaçons dans le champ de la théorie du « knowledge management » et nous mesurerons l’efficience de la façon dont votre entreprise gére l’ensemble des connaissances et compétences qui constituent un avantage concurrentiel.

Les acquis :

§  Informations : on fera le recensement de toutes les informations présentes dans l’entreprise relatives à l’international. Ceci peut être conduit dès que l’on a repéré les personnes qui adhérent le mieux au projet.

§  Expériences précédentes : on fera une analyse sans complaisance des expériences passées, non pas pour stigmatiser des erreurs mais bien pour tirer des enseignements positifs.

§  Clientèle existante : si une clientèle existe, ou a existé, il convient d’analyser la relation, de voir comment elle s’est créée, quelles sont ses points forts et faibles, si on peut  l’utiliser comme tremplin…

La production

La capacité d’innovation: les travaux de Nonaka  et Takeuchi nous donnent une approche constructive pour appréhender la capacité innovative de l’entreprise. Ensemble nous leverons les freins à l’expression de ces capacités, en adaptant, si besoin, la forme de management en y incluant une part de ‘bottom-top management », méthode issue des corporations japonnaises.

La spécificité : connaître (de façon approximative) la spécificité des fabrications permettra dans tous les contacts ultérieurs de positionner le réel plus de l’entreprise par rapport au marché visé et aux concurrents potentiels.

La flexibilité : il est vraisemblable que les marchés étrangers auront des demandes nécessitant des modifications de production. Connaître la flexibilité de production permettra d’écarter si nécessaire des zones dans lesquelles les modifications demandées seraient incompatibles avec une approche économique saine.

La capacité : l’entreprise doit disposer au départ d’une capacité de production pour répondre à l’augmentation en volume (il serait en effet regrettable de pénaliser une clientèle nationale existante… sauf si les prix du marché national ne sont plus suffisants) afin de répondre rapidement aux demandes des nouveaux marchés. Mais on s’attachera surtout à étudier les possibilités d’augmentation de production, en termes technique et financier.

Les moyens financiers 

De nouveaux marchés sont synonymes de nouveaux besoins financiers, on fera donc une étude de la situation afin de déterminer les potentiels
Financement des études : l’entreprise dispose de réserves, et peut chercher des subventions. Il serait souhaitable de fixer le plus rapidement possible l’enveloppe du coût global de l’étude.

Financement du crédit client : ce point sera repris dans l’étude elle-même, mais il est important que le consultant ait une idée de la façon dont l’entreprise compte financer le crédit client… ce qui peut constituer un obstacle déterminant pour certains pays.

Financement de la recherche-développement : connaître la part attribuée à la R&D permet de comprendre la stratégie de l’entreprise pour s’adapter à son marché. Cette information peut être capitale dans les conversations avec des partenaires potentiels pour les convaincre de la motivation de l’entreprise.

Financement des augmentations de production : connaître le niveau d’endettement de l’entreprise et les relations avec les institutions financières permet de savoir de quelles possibilités l’entreprise dispose pour augmenter sa production. Sur ce point l’étude qui va être menée peut être un outil pour décider les financiers.